Le Technopôle de l’Arbois :

4ème pôle de compétences cleantech au monde…

Créé en 2001, le Technopôle de l’Abois, dédié aux cleantech, trône fièrement au milieu de la pinède dans les environs d’Aix, sur le site d’un ancien sanatorium, à quelques mètres de The Camp. Mais ne nous arrêtons pas aux cigales : le pôle n’est pas sans rappeler la chanson Silicon Valley dont on voulait reproduire le modèle, tant dans la musique que dans les paroles. Une fois n’est pas coutume : la Métropole abrite un presque champion du monde des cleantech. Et, pour une fois, c’est vrai.

Rencontre avec Frédéric Guilleux, directeur du Technopôle de l’Arbois.

Frédéric Guilleux,
Directeur du Technopôle de l’Arbois chez Métropole Aix-Marseille-Provence

Technopole de l’arbois : une évolution récente

Si le pôle existe en fait depuis 1995, grâce à Daniel Nahon, le chercheur qui a fondé le Cérège – un des plus grands laboratoires européens dédié aux sciences de l’environnement, son décollage au sein des cleantech n’est que très récent. Tout d’abord parce que parier sur les cleantech dans les années 90 relevait davantage de la vision que du réalisme. Ensuite parce qu’il a fallu attendre d’une véritable structure, en l’occurrence le CE2I Provence, prenne en charge la création d’entreprises et la réhabilitation du site : depuis le sanatorium jusqu’aux immeubles neufs.

« Le Pôle est devenu un véritable pôle de compétitivité en 2005, notamment afin d’éviter la délocalisation d’emplois à bas coût, complète Frédéric Guilleux. Aujourd’hui, ce sont quelque 80 entreprises qui sont adhérentes au pôle et la condition sine qua non est une réelle appartenance au monde des cleantech, 42 sont des startup, 38 des scaleup : les perspectives d’évolution sont donc réelles. »

 

Cleantech vs. Greentech ?

Frédéric Guilleux insiste : il s’agit bien de cleantech. Avec l’arrivée d’autres secteurs et de nouvelles entreprises à vocation environnementale sur le terrain de l’Arbois, l’objectif est de lutter contre les risques naturels grâce à un nouveau tissu économique. « Pour favoriser ce nouveau tissu, il a fallu un gros travail au niveau des politiques pour permettre l’attractivité du territoire autour de l’environnement, ajoute Frédéric. Car c’est en 2017 que la pépinière cleantech prend officiellement son nom, après 8 ans de travail acharné sur le territoire ».

Car le territoire est quand même hautement propice au développement de ce genre d’entreprises : historiquement l’arrière-pays provençal est l’un des 8 hotspot des de biodiversité au niveau mondial.

 

Cleantech : des technologies à moyen terme

Alors que les technologies du numériques recherchent une rentabilité rapide et les biotech sont sur des cycles de 8 à 20 ans, les cleantechs ouvrent une route entre deux, ce qui permet, notamment, aux pouvoirs publics de supporter le risque financier auprès des banques. « Les cleantechs sont en croissance de 8% par an depuis 10 ans. En 2016, nous avons levé 600 M€ de fonds. En 2018, nous avons doublé cette somme pour atteindre le 1,2 Milliard.

 

Les cleantech et le numérique

Difficile de nos jours de proposer une technologie ou une industrie, même au format PME, sans intervention numérique. C’est ainsi que les cleantechs proposent certes du matériel, comme Ombrea (jardins partagés avec ombrières connectées) ou Qista (émissions de CO2 recyclé antimoustiques), mais surtout du logiciel. L’IoT a infiltré les technologies cleantechs. En effet, Qista peut aujourd’hui émettre des statistiques sur le nombre de moustiques dans une zone et envisager les invasions avant qu’elles n’arrivent. Un concept intéressant à la sortie des navires sur le port, par exemple.

C’est donc naturellement que Frédéric Guilleux a rejoint la commission #Time4Action de Medinsoft, avec dans son sillage nombre de structures de l’Arbois : BioPoolTech, Green Automotive Systems, Eddo… Car, comme nous l’annoncions dans un récent article : « Pour le Technopôle Cleantech, c’est une formidable opportunité : rencontrer de nouveaux profils et être présent sur de nouveaux supports grâce à la commission Medinsoft tout en participant à une réflexion constructive », conclut Frédéric Guilleux.

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